Les ambitions de l’entreprise Luisa Chimá (du nom de sa créatrice colombienne), basée à Medellín, regroupant les marques D’Luchi, Kaba, La Receta et Kaba Makeup, sont désormais internationales. L’Europe est dans la ligne de mire.
L’entrepreneuse anticipe une année de forte expansion internationale, avec un objectif de croissance de 15 % pour l’année 2026. Après avoir consolidé sa présence en Colombie et dans plusieurs pays d’Amérique latine, la stratégie repose désormais sur deux piliers géographiques majeurs : l’Europe et le Mexique.
Équateur : Après une entrée réussie fin 2025, l’année 2026 sera consacrée à la « codification » avec de grands distributeurs et chaînes de vente pour atteindre le client final massivement d’ici 2027.
Europe : le processus d’entrée sur le marché européen a été long (environ deux ans) et complexe en raison des réglementations sanitaires. Actuellement, l’entreprise possède 10 registres sanitaires valides pour l’Union européenne, ce qui lui permet de commercialiser ses produits dans l’ensemble de la zone.
Mexique : Ce marché reste une priorité absolue. L’entreprise y a déjà ouvert un laboratoire cosmétique et cherche à renforcer son réseau de distribution pour répondre à une demande croissante.
Les performances de cette jeune entreprises sont significatives.
Emploi : Le groupe emploie près de 200 personnes, dont 80 % sont des femmes (souvent chefs de famille).
Chiffre d’affaires : Le groupe a clôturé l’année 2025 avec des ventes avoisinant les 26 millions de dollars.
Production : L’entreprise s’appuie sur sa propre usine de 5 000 m² située à Guarne (Antioquia), capable de produire environ 200 000 unités par mois toutes marques confondues.
Une stratégie de marque solide et une recherche globale de la soutenabilité.
- Diversification : L’accent est mis sur la nouvelle ligne de maquillage (Kaba Makeup) et sur des catégories qui migrent de la « vanité » vers le « bien-être conscient ».
- Engagement vert : 100 % de l’usine fonctionne à l’énergie solaire. L’entreprise prône une production responsable (traitement des eaux usées, suppression des sacs plastiques, matériaux recyclables) pour séduire un consommateur de plus en plus informé et exigeant sur l’impact environnemental.
Une influenceuse tous azimuts
Pour être précis, elle suit la trajectoire « Content-to-Commerce » : elle a commencé comme influenceuse (très axée sur le style de vie et l’entrepreneuriat), mais elle est devenue une véritable industrielle de la cosmétique.
L’influence comme levier de Retail : Contrairement à d’autres influenceurs qui font du « white labeling » (coller leur nom sur des produits existants), elle possède sa propre usine à Guarne. Elle transforme sa « pression médiatique » directement en Ventes Réelles sans passer par autant d’intermédiaire. Elle a réussi à saturer le marché colombien avec des marques très segmentées (Kaba pour le capillaire, D’Luchi pour le bronzage) avant de s’attaquer au maquillage.



