Les marques colombiennes de cosmétiques gagnent du terrain national

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Selon les projections les plus récentes, le marché national des produits de beauté ne se contentera pas de dépasser la moyenne de croissance régionale entre 2026 et 2035, il connaîtra également un essor sans précédent des marques locales. On estime que les entreprises colombiennes pourraient arracher entre 3 et 6 points de parts de marché aux géants internationaux. Avec une valorisation qui cible les 398,91 millions de dollars, le secteur se transforme, poussé par un consommateur qui donne désormais la priorité à la technologie à domicile, à la durabilité et à la « fierté nationale » dans ses routines de soins personnels.

Croissance du secteur de la beauté : la Colombie dépasserait la moyenne régionale

Le panorama économique pour le secteur de l’esthétique et du soin personnel dans le pays est optimiste. D’après les chiffres d’Expert Market Research et les analyses de Krika Cosmetics, l’industrie nationale projette une croissance comprise entre 8 % et 10 % pour 2026 par rapport aux chiffres de 2025. Ce dynamisme place la Colombie au-dessus de la moyenne de l’Amérique latine, se consolidant ainsi comme un hub de cosmétique et de bien-être.

Ce rebond n’est pas un hasard ; il répond à une reprise robuste de la consommation présentielle dans les magasins et les salons de coiffure, combinée à la maturité du commerce électronique. Les Colombiens investissent davantage dans leur image, mais avec une approche hybride : ils recherchent l’expérience en salon, tout en exigeant de maintenir des résultats professionnels dans le confort de leur foyer.

Tendances de consommation : Le Skincare et les outils professionnels dominent les dépenses

Le budget des ménages colombiens modifie ses priorités. L’analyse du secteur révèle que le grand gagnant de 2026 sera celui des outils et accessoires de beauté (brosses électriques, dispositifs faciaux, lisseurs et sèche-cheveux), avec une augmentation projetée des ventes comprise entre 15 % et 25 %. La tendance est claire : le consommateur veut une technologie qui lui facilite la vie.

En deuxième position, le règne du soin de la peau (skincare) se maintient. On estime une croissance comprise entre 12 % et 18 %, portée par des utilisateurs de plus en plus éduqués qui lisent les étiquettes et recherchent des actifs puissants. De leur côté, le soin capillaire (hair care) et les fragrances maintiendront un rythme constant, axés respectivement sur la santé du cuir chevelu et les expériences sensorielles.

La donnée clé : Le maquillage évoluera vers des produits hybrides qui ne se contentent pas d’apporter de la couleur, mais traitent également la peau, avec une croissance modérée mais soutenue de 6 % à 10 %.

L’essor des marques nationales face aux marques internationales

Le chiffre le plus révélateur pour l’économie locale est peut-être le renforcement de l’industrie locale, réactive et dynamique face aux enjeux. Les projections indiquent que les marques colombiennes gagneraient jusqu’à 6 points de pourcentage de parts de marché d’ici 2026.

Camilo Zuluaga, PDG de Krika Cosmetics, explique que cela est dû à trois facteurs clés :

  • Capacité de réponse : Les marques locales lancent les tendances plus rapidement.
  • Prix compétitifs : En produisant localement, elles évitent une partie de la volatilité du dollar.
  • Connexion culturelle : L’utilisation d’ingrédients natifs et naturels crée un lien émotionnel avec l’acheteur.

Les firmes internationales seront contraintes d’ajuster leurs stratégies de prix et de durabilité si elles ne veulent pas céder du terrain face à un concurrent local de plus en plus sophistiqué et commercialement agressif.

Durabilité et « skinimalisme » : des exigences, pas des options

D’ici 2026, être « vert » cessera d’être une simple étiquette marketing pour devenir un facteur d’achat décisif. On estime qu’entre 35 % et 45 % des consommatrices en Colombie écarteront les marques qui ne proposent pas d’emballages recyclables ou des formules responsables.

À cela s’ajoute la tendance mondiale du « skinimalisme » : des routines avec moins d’étapes mais une plus grande efficacité. Le marché exige de l’honnêteté, de la traçabilité et de la transparence. Bien que le secteur soit confronté à des défis tels que le coût des matières premières, l’opportunité est immense pour les entrepreneurs qui misent sur la vente directe et le contenu numérique (réseaux sociaux).

L’avenir de la beauté en Colombie est technologique, durable et, surtout, local. C’est un défi pour les producteurs internationaux qui souhaitent conquérir le marché colombien.

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